Membres du projet

Membres permanents

Responsable scientifique : Marion Duchesne

Débutée en 2017 sous la direction d’Alexandra Merle, la thèse de Marion Duchesne s’intitule « Le frère du roi dans la réflexion politique en Espagne : le cas des infants Charles et Ferdinand de Habsbourg (1607-1634) ». Il s’agit de comprendre comment ces frères de roi sont intégrés – et s’intègrent – dans un système politique qui considère leur existence à la fois comme une sécurité et comme un danger.

1. Gemma Cataldi
Son projet de thèse, sous la direction de Juan Carlos D’Amico et Viviana Agostini-Ouafi, s’intitule Traduction et réception de la Calandria en France de 1500 à nos jours. Sa recherche vise à étudier en premier lieu la réception de cette comédie en France, notamment lors de sa première représentation, à Lyon (en 1548). En outre, elle souhaite examiner les traductions françaises de l’œuvre à partir de 1835. Gemma Cataldi a fait sa première inscription en thèse en 2018.

2.  Marc Champion
Sa thèse, entreprise sous la direction de Harri Veivo, est intitulée : “Ecrire et publier par-delà les frontières – Un réseau anversois d’échanges intellectuels et de transferts culturels entre la Belgique et la Finlande dans l’entre-deux-guerres”. Il s’agira principalement de reconstituer et d’analyser, à partir d’un corpus hétérogène et plurilingue (finnois, suédois, français…) préalablement rassemblé à partir de sources diverses (publications, critiques, articles de presse, traductions, archives, etc.)  les interactions transnationales d’un groupe restreint de protagonistes aujourd’hui largement ou complètement oubliés, ayant travaillé pour la plupart dans les domaines littéraire et artistique, au cours des années 1925 à 1939.

3.  Alexandre Chollet
Son projet de thèse, mené sous la codirection de Harri Veivo et Rea Peltola (CRISCO – EA 4255), s’intitule provisoirement Influences kvènes et sames dans les dialectes norvégiens du Nord : entre perceptions des non-linguistes et réalité linguistique. Son travail de recherche se concentre en particulier sur la part d’influences phonologiques et prosodiques d’origines finno-ougriennes que les non-linguistes norvégiens perçoivent dans les dialectes norvégiens du Nord en Troms og Finnmark. Ces recherches s’inscrivent dans une démarche sociolinguistique telle qu’abordée par le domaine de la « dialectologie perceptuelle » où sont explorées les perspectives des gens ordinaires quant à la variation géolinguistique des langues, en relation avec l’imaginaire linguistique et les comportements langagiers. Alexandre Chollet a fait sa première inscription en thèse en 2020.

4.  Marie-Eglantine Lescasse
Postdoctorante depuis septembre 2022 au Laboratoire ERLIS, Marie-Églantine Lescasse a soutenu sa thèse de doctorat, intitulée « Idéologie et imaginaire linguistique en Espagne (1492-1625). Une lecture à distance » et dirigée par Mercedes Blanco, le 4 décembre 2021 à Sorbonne Université. Ses recherches dans le cadre de sa thèse ont porté sur le rapport du castillan, langue vulgaire, au latin, langue de savoir et de prestige, de laquelle on chercha de plus en plus à se démarquer et que l’on chercha à dépasser au cours du XVIe siècle. Elle a ainsi étudié la naissance d’une forme de proto-nationalisme linguistique en Espagne, autour de la figure de Gregorio López Madera, qui, loin de constituer une figure marginale, représenta un véritable courant de pensée sur la langue, repris et relayé par de nombreux partisans. À travers ces questions de la théorie du castillan primitif et du rapport au latin, c’est le long processus de dignification de la langue castillane et de sa constitution en langue littéraire, que Marie-Églantine essaie de retracer dans ses travaux. Pour son postdoctorat, sa recherche se porte sur les circulations d’idées et de représentations de la langue entre péninsule Ibérique et les pays de langue germanique au XVIe siècle. Ainsi, les théories en apparence farfelues d’un López Madera ne surgirent pas de nulle part, et c’est dans une large mesure chez les auteurs helvètes, allemands et néerlandais que celui-ci chercha les sources de sa théorie de la langue primitive. Un colloque sera organisé sur la question – élargie à la France – en avril 2023.

5. Gilles Mary
Enseignant agrégé de Lettres Classiques au collège de Flamanville (50), Gilles Mary est doctorant au CIREVE, sous la direction de Philippe Fleury. Le titre (provisoire) de sa thèse est Les aqueducs de la ville de Rome. Leur impact sur la vie quotidienne. L’étude se propose de faire une synthèse historique et archéologique sur le tracé et le rôle des aqueducs qui alimentaient la ville de Rome au début du IVe siècle après Jésus-Christ, et d’envisager les différents impacts que ces ouvrages ont pu générer sur l’urbanisme de la ville et sur la vie quotidienne de ses habitants ; ces impacts seront mis en évidence par une reconstitution virtuelle de certains éléments significatifs de ces ouvrages.

6. Louise Sampagnay
Germaniste, ses recherches portent sur le plurilinguisme en littérature dans une perspective comparatiste, non pas tant du point de vue de l’hétérolinguisme que de celui de la conscience métalinguistique déployée dans les écrits autobiographiques d’auteurs plurilingues. Le titre provisoire de sa thèse, commencée en 2019 sous la direction d’Éric Leroy du Cardonnoy, est L’Autobiographe plurilingue et la langue allemande : absence, conscience, ipséité dans les œuvres d’Elias Canetti, Hugo Hamilton et Denis Lachaud. La liste de ses publications, ainsi que celle des travaux d’édition de la Revue d’histoire culturelle de l’Europe et d’organisation de manifestations scientifiques qu’elle poursuit est accessible en ligne.

7. Lise Philippe
Sa thèse intitulée « « Un pays né dans le chaos » : Constructions de finlandité dans le metal finlandais en tant que genre musical de 1990 à 2020. » et préparée sous la direction d’Harri Veivo a été soutenue en décembre 2022. Ses recherches portent sur la manière dont l’identité nationale finlandaise est construite du point de vue textuel, visuel et sonore par les groupes et les artistes heavy metal finlandais.

Membres associés

Angélina Giret est en deuxième année de thèse à l’université Le Havre Normandie. Son sujet porte sur les femmes britanniques dans l’Inde coloniale de 1835 à 1915. Elle travaille au sein du laboratoire du GRIC (Groupe de recherche identités et cultures) sous la direction de Myriam Boussahba-Bravard.

Notre structure est ouverte à tout jeune chercheur du laboratoire ERLIS ou mastérant intéressé par le projet.

Pour intégrer l’équipe et participer activement à ses actions, contactez-nous duchesnem@unicaen.fr