Université de Caen Normandie, 4 juin 2026
Call for Papers (ITA/ENG) :
Appel à communications (FR) :
Ville par excellence, Rome occupe une place singulière dans l’histoire culturelle de l’Occident. Capitale politique et religieuse, centre symbolique de l’Empire puis de la chrétienté, elle n’a cessé d’être représentée, décrite, reconstruite et interprétée à travers des discours, des images et des pratiques savantes ou poétiques. Entre continuité et rupture, l’image de Rome se transforme au fil des siècles, oscillant entre fidélité au modèle antique, idéalisation symbolique et confrontation aux vestiges matériels.
Cette journée d’étude se propose d’explorer les représentations de Rome du Ier au XVe siècle, en croisant les approches littéraires, linguistiques, artistiques et archéologiques. Il s’agira d’interroger les modalités de construction, de transmission et de réinterprétation de l’image de Rome, en tenant compte à la fois des intentions des auteurs et des contextes culturels, politiques et idéologiques.
Les communications pourront s’inscrire dans l’un des deux axes suivants :
Axe 1 – Dire, mesurer et reconstruire Rome : entre imagination, savoir et poursuite de l’exactitude.
Depuis l’Antiquité, Rome fait l’objet d’un effort constant de description et de restitution, qui oscille entre imagination, mémoire savante et observation du réel. Décrire Rome, c’est tenter de saisir une ville dont la matérialité change, se fragmente ou disparaît, tout en demeurant un modèle culturel et politique. Cet axe interroge les discours et les pratiques qui aspirent à représenter Rome de manière « fidèle », qu’il s’agisse de descriptions topographiques, de traités antiquaires, de récits savants ou de dispositifs visuels et cartographiques.
L’héritage des Envois de Rome entre le XVIIIe et le XXe siècle en sont un exemple : les dessins, les aquarelles ou encore la maquette de Paul Bigot en plâtre évoquent la diversité des moyens de représentation ; les cartes, plans, études, détails ou encore vues d’ensemble de la Ville sont quant à eux autant d’angles employés par les pensionnaires pour transmettre leur études ; et que dire enfin de la variété des sujets mêmes de la représentation, qu’ils s’agisse de temples, basiliques, théâtres, thermes, etc.1. Outre cet exemple, les évolutions techniques plus récentes permettent de développer une autre forme de représentation grâce à la 3D : la ville représentée devient alors malléable, interactive, et offre une vision renouvelée des méthodologies et réflexions scientifiques engagées2.
Il s’agira ainsi d’analyser comment se construit un savoir sur Rome, à partir de quelles sources, avec quels outils et selon quelles intentions. Entre transmission de l’héritage antique et réinterprétation médiévale, les tentatives de reconstruction de la Ville révèlent des tensions entre précision scientifique et recomposition symbolique, entre regard empirique et autorité des textes. Rome apparaît ainsi comme un objet à la fois concret et insaisissable, que l’on mesure, nomme et ordonne pour mieux en préserver la mémoire et l’autorité.
La première session sollicite notamment des propositions de communication portant sur :
- L’évolution des techniques de représentation (numismatique, peintures, cartes, maquettes, 3D, etc.) dans une perspective descriptive de la Ville antique.
- L’impact du contexte de production de la connaissance sur la représentation.
Axe 2 – Incarner Rome : figures, corps et voix d’une ville idéalisée et fragmentée.
Au-delà de sa réalité topographique, Rome est avant tout une construction symbolique, qui prend forme dans des figures, des images et des récits. Personnifiée, allégorisée ou mise en scène comme un corps, une femme ou une mère, la Ville devient un sujet de discours, chargé d’affects, de valeurs et de mémoire. Cet axe propose d’explorer les modalités par lesquelles Rome est incarnée, tantôt idéalisée, tantôt déchue, entre grandeur éternelle et ruine visible.
Les textes littéraires et les productions iconographiques donnent à voir une Rome plurielle : déesse triomphante, mère nourricière, veuve endeuillée, esclave humiliée ou corps mutilé par le temps. La confrontation avec les vestiges matériels suscite des discours de reconstruction (recognitio), de lamentation ou de méditation morale, comme chez Pétrarque, où la promenade parmi les ruines devient un acte de lecture et de réappropriation du passé3. Rome n’est plus seulement un lieu, mais une présence qui interpelle, parle ou se tait, et dont les ruines fonctionnent comme les signes d’un corps fragmenté4.
En art par exemple, elle est restituée sous la forme de caprices sous les pinceaux de Giovanni Paolo Panini, ou Marco Ricci. Elle devient ambivalente comme le suggèrent les oeuvres de Francisco de Holanda : il figure ainsi l’écho d’un âge d’or passé sous la forme de Roma Victrix comme celui de la Rome vaincue en ruine qui décrivent les écrivains du Trecento tels que Fazio degli Uberti dans son œuvre Il Dittamondo5.
Cet axe s’intéresse également aux constructions linguistiques et discursives de Rome : métaphores corporelles, jeux de temporalité, discours directs à la Ville, superposition de plusieurs « Rome » (païenne, chrétienne, terrestre, céleste). À travers ces représentations, Rome devient un espace de projection idéologique, où s’articulent mémoire antique, réécriture chrétienne et réflexion sur le temps, la perte et la continuité.
Pour cette seconde session, sont sollicitées des propositions de communication portant notamment sur :
- Les enjeux culturels et politiques des représentations de la ville,
- Les impacts de ces représentations sur la perception contemporaine de Rome,
- L’influence des arts, de l’architecture et de l’urbanisme dans la construction de l’image de la ville.
Cette journée d’étude permettra de comprendre comment l’image de Rome, à la fois monumentale et fragmentée, a évolué au fil des siècles et comment ces représentations physiques ont influencé notre perception contemporaine de la Ville éternelle.
La journée d’étude est ouverte aux doctorant·e·s, post-doctorant·e·s et jeunes chercheur·e·s. Les participant·e·s sont invité·e·s à soumettre une proposition de contribution d’une page (Times New Roman, 12 pt), en français, italien ou anglais.
Les propositions doivent être envoyées avant le 3 avril 2026 à l’adresse suivante : priscilla.benke@unicaen.fr.
Comité organisationnel : Priscilla Benke, Orline Poulat, Sofia Vagnuzzi.
Comité scientifique : Juan Carlos D’Amico, Philippe Fleury, Sophie Madeleine, Priscilla Benke, Orline Poulat, Sofia Vagnuzzi.
1 Pinon Pierre, Amprimoz François-Xavier. Les envois de Rome (1778-1968). Architecture et archéologie. Préface de Georges Vallet et Charles Pietri. Rome : École Française de Rome, 1988. 500 p. (Publications de l’École française de Rome, 110-1). Disponible en ligne sur : https://www.persee.fr/doc/efr_0000-0000_1988_mon_110_1
2 Fleury Philippe, Madeleine Sophie. « Le “Plan de Rome” de Paul Bigot à l’Université de Caen et son double virtuel : de l’objet patrimonial à l’outil scientifique. » In Situ : Revue des patrimoines, 2011, Les patrimoines de l’enseignement supérieur, 17, [11 p.].
3 Petrarca Francesco, Lettere delle cose familiari, Giuseppe Fracassetti (éd.), Florence, Le Monnier, 1864, p.112-119 (Fam. VI, 2).
4 D’Amico Juan Carlos, « La personnification de Rome au XVIe siècle » in Le mythe de Rome en Europe : modèles et contre-modèles. Études réunies et présentées par J.C. D’Amico, A. Testino, P. Fleury et S. Madeleine, Caen, PUC, 2012, p. 107-128.
5 Degli Uberti Fazio, Il Dittamondo e le Rime, Giuseppe Corsi (éd.), vol. I, Bari, Laterza, 1952, p.34 (Livre I, chap. XI, vers 31-48).
(ITA)
Giornata di studi
Rappresentare Roma: immaginari, saperi e forme della Città (I-XV secolo)
Città per eccellenza, Roma occupa un posto unico all’interno della storia culturale dell’Occidente. Capitale politica e religiosa, centro simbolico prima dell’Impero e poi della cristianità, la Città non ha mai smesso di essere rappresentata, descritta, ricostruita e interpretata attraverso discorsi, immagini e pratiche scientifiche o poetiche. Tra continuità e rottura, l’immagine di Roma si trasforma nel corso dei secoli, oscillando tra rappresentazioni fedeli al modello antico, idealizzazione simbolica e confronto con le sue rovine.
Questa giornata di studi si propone di esplorare le rappresentazioni di Roma dal I al XV secolo, incrociando tra di loro approcci letterari, linguistici, artistici e archeologici. Si tratterà dunque di compiere uno studio sulle modalità di costruzione, di trasmissione e di reinterpretazione dell’immagine di Roma, tenendo conto allo stesso tempo delle intenzioni degli autori e dei contesti culturali, politici e ideologici.
I contributi potranno iscriversi in uno dei seguenti assi:
Asse 1 – Raccontare, misurare e ricostruire Roma: tra immaginazione, sapere e aspirazione all’esattezza.
Già a partire dall’antichità, Roma è stata oggetto di un costante sforzo di descrizione e restituzione, oscillante tra immaginazione, memoria, ricostruzione scientifica e osservazione della realtà. Descrivere Roma, vuol dire tentare di comprendere una città, la cui materialità cambia, si frammenta o sparisce, continuando tuttavia a conservare un modello culturale e politico. L’asse in questione avrà come oggetto i discorsi e le pratiche che aspirano a rappresentare Roma in maniera “fedele”, che si tratti di descrizioni topografiche, trattati dell’antichità, racconti scientifici o dispositivi visuali e cartografici.
L’eredità degli Envois de Rome tra il XVIII e il XX secolo ne sono un esempio: i disegni, gli acquarelli o ancora il plastico in gesso di Paul Bigot, evocano la diversità dei mezzi di rappresentazione: carte, piani, studi diversi sui dettagli o ancora le visioni d’insieme della città sono state adottate come le diverse prospettive impiegate dagli studiosi per trasmettere le loro ricostruzioni; o ancora, si pensi alla varietà dei soggetti stessi della rappresentazione, che si tratti di templi, basiliche, teatri, terme, etc.1. Oltre a questi esempi, le evoluzioni tecniche più recenti permettono di
sviluppare un’altra forma di rappresentazione grazie al 3D : la città rappresentata diventa allora malleabile, interattiva e offre una nuova visione dei metodi e delle riflessioni scientifiche impiegate2.
Si tratterà ugualmente di analizzare come si costruisce una conoscenza su Roma: su quali e con quali fonti, ma anche con quali intenzioni. Tra trasmissione dell’eredità antica e reinterpretazione medievale, i tentativi di ricostruzione della Città rivelano delle tensioni tra precisione scientifica e ricomposizione simbolica, tra sguardo empirico e autorità dei testi. Roma appare così come un oggetto allo stesso tempo concreto e inafferrabile, che si misura, si nomina e si ordina per meglio conservarne la memoria e l’autorità.
Questo primo asse invita a partecipare tutte le proposte di comunicazione riguardanti:
- L’evoluzione delle tecniche di rappresentazione (numismatica, pittura, carte, modelli, 3D, etc.) in una prospettiva descrittiva della Città antica.
- L’impatto del contesto di produzione della conoscenza sulla rappresentazione.
Asse 2 – Incarnare Roma: figura, corpo e voce di una città idealizzata e frammentata
Al di là della realtà topografica, Roma è prima di tutto una costruzione simbolica, che prende forma attraverso figure, immagini e racconti. Personificata, allegorizzata o messa in scena come un corpo, una donna, una madre, la Città diventa protagonista di discorsi carichi di pathos, di valori e di memoria. Questo asse si propone di esplorare le modalità attraverso le quali Roma viene incarnata, talvolta idealizzata, talvolta decadente, tra grandezza eterna e rovina visibile.
I testi letterari e le riproduzioni iconografiche mettono in mostra una pluralità di forme: dea trionfante, madre nutrice, vedova in lutto, schiava umiliata o ancora corpo mutilato nel tempo. Il suo confronto con le vestigia materiali suscita dei discorsi di ricostruzione (recognitio), di lamento o di meditazione morale come in Petrarca, la cui passeggiata tra le rovine diventa un atto di lettura e riappropriazione del passato3. Roma non è solamente un luogo, ma una presenza che dà vita a riflessioni, parla o tace, e di cui le rovine assumono la funzione di segni di un corpo frammentato4.
In arte, ad esempio, la Città eterna viene restituita sotto forma di capriccio attraverso i pennelli di Giovanni Paolo Panini o Marco Ricci e diventa ambivalente come suggeriscono le opere di Francisco de Holanda, rappresentando così un’eco di un’età dell’oro passata, o ancora in letteratura, dove troviamo il passaggio da una Roma victrix a una Roma caduta e in rovina, descritta dagli scrittori del Trecento, tra i quali ricordiamo Fazio degli Uberti, nella sua opera Il Dittamondo5.
Questo asse si interessa pertanto anche alle ricostruzioni linguistiche e discorsive di Roma: metafore corporali, giochi di temporalità, discorsi indirizzati alla città e sovrapposizioni di molteplici forme di Roma (pagana, cristiana, terrestre o celeste). Attraverso queste rappresentazioni, la Città diventa uno spazio di proiezione ideologico, in cui si articolano memorie antiche, riscrittura cristiana e riflessione sul tempo, sulla perdita e sulla continuità.
In questa seconda parte verranno pertanto accolte proposte di comunicazione basate su:
- I discorsi riguardanti gli aspetti culturali e politici della rappresentazione della città.
- Gli impatti di tali rappresentazioni sulla percezione contemporanea di Roma.
- L’influenza dell’arte, dell’architettura e dell’urbanismo nella costruzione dell’immagine della città.
Questa giornata di studi permetterà pertanto di comprendere come l’immagine di Roma, così frammentata ma allo stesso tempo monumentale, si sia evoluta attraverso i secoli, e come queste rappresentazioni fisiche abbiano influenzato la nostra percezione contemporanea della Città eterna.
La giornata di studi è aperta a dottorandi, post-dottorandi e giovani ricercatori, che potranno inviare la loro proposta di contributo di una pagina (Times New Roman, 12 pt), in una lingua a scelta tra italiano, francese e inglese.
Tutte le proposte andranno inviate entro il 3 aprile 2026 a: priscilla.benke@unicaen.fr
Comitato organizzativo: Priscilla Benke, Orline Poulat, Sofia Vagnuzzi.
Comitato scientifico: Juan Carlos D’Amico, Philippe Fleury, Sophie Madeleine, Priscilla Benke,
Orline Poulat, Sofia Vagnuzzi.
1 Pinon Pierre, Amprimoz François-Xavier. Les envois de Rome (1778-1968). Architecture et archéologie. Préface de Georges Vallet e Charles Pietri. Roma : École Française de Rome, 1988. 500 p. (Publications de l’École française de Rome, 110-1). Disponibile online : https://www.persee.fr/doc/efr_0000-0000_1988_mon_110_1
2 Fleury Philippe, Madeleine Sophie. « Le “Plan de Rome” de Paul Bigot à l’Université de Caen et son double virtuel : de l’objet patrimonial à l’outil scientifique. » In Situ : Revue des patrimoines, 2011, Les patrimoines de l’enseignement supérieur, 17, [11 p.].
3 Petrarca Francesco, Lettere delle cose familiari, Giuseppe Fracassetti (a cura di), Firenze, Le Monnier, 1864, p. 112-119 (Fam. VI, 2).
4 D’Amico Juan Carlos, « La personnification de Rome au XVIe siècle » in Le mythe de Rome en Europe : modèles et contre-modèles. Études réunies et présentées par J.C. D’Amico, A. Testino, P. Fleury e S. Madeleine, Caen, PUC, 2012, p. 107-128.
5 Degli Uberti Fazio, Il Dittamondo e le Rime, Giuseppe Corsi (a cura di), vol. I, Bari, Laterza, 1952, p.34 (Libro I, cap. XI, vers 31-48).
(ENG)
Workshop
Representing Rome: Imaginaries, Knowledge, and Depictions of the city (1st-15th Century)
Université de Caen Normandie, 4th June 2026
As the quintessential city, Rome occupies a unique place in the cultural history of the West. Both a political and religious capital, and the symbolic centre of the Empire and later Christian community, it has continually been represented, described, reconstructed, and interpreted through various discourses, images, and scholarly or poetic practices. Between continuity and rupture, the image of Rome has evolved over the centuries, oscillating between fidelity to the ancient model, symbolic idealization, and confrontation with its material remains.
This workshop aims to explore the different representations of Rome produced between the 1st and the 15th century CE through an interdisciplinary perspective that intersects literary, linguistic, artistic, and archaeological approaches. The papers will discuss the methodology of construction, dissemination, and reinterpretation of the image of Rome, taking into account both the authors’ intents and the cultural, political, and ideological contexts in which they operated.
The papers may fall under one of the following two research axes:
Axe 1 – Narrating, Measuring, and Reconstructing Rome: Between Imagination, Scientific Knowledge, and the Pursuit of Accuracy
Since Antiquity, Rome has been the subject of a constant effort to describe and reconstruct, oscillating between imagination, scholarly memory, and the observation of reality. To describe Rome is to attempt to grasp a city whose materiality changes, fragments, or disappears, while remaining a cultural and political model. This section explores the discourses and practices that strive to represent Rome in an ‘accurate’ manner, whether through topographical descriptions, antiquarian treatises, scholarly narratives, or visual and cartographic representations.
The legacy of the ‘Envois de Rome’ between the 18th and 20th centuries serves as an example: drawings, watercolours, and even the plaster model by Paul Bigot evoke the diversity of representational means. Maps, plans, studies, details, and overall views of the city represent the various approaches employed by the scholars to convey their studies. Furthermore, we need to consider the variety of subjects themselves: temples, basilicas, theatres, baths, etc.1. In addition, more recent technical developments allow for the creation of another kind of representation through 3D technology: the city depicted becomes malleable, interactive, and offers a renewed vision of the scientific methodologies and reflections involved2.
The aim will be to analyse how knowledge about Rome has been produced, which sources and tools have been used, and with what intent. Between dissemination of ancient heritage and medieval reinterpretation, the attempts to reconstruct Rome highlights a tension between scientific accuracy and symbolic recomposition, between empiric approach and texts authority. Rome thus appears as an object that is both concrete and elusive, one that is measured, named, and ordered in order to better preserve its memory and authority.
This first session welcomes papers addressing topics including:
- The evolution of the representation techniques (numismatic, paintings, maps, models,
3D reconstructions, etc.) with a descriptive and approach to the ancient city. - The impact of the context in which knowledge is produced on representation.
Axe 2 – Embodying Rome: Figures, Bodies, and Voices of an Idealized and Fragmented City
Beyond topographical reality, Rome is foremost a symbolic construction shaped through figures, images, and narratives. Personified, allegorized, or staged as a body, a woman, or a mother, the city becomes a subject of discourse, imbued with affect, values, and memory. This section seeks to explore the ways in which Rome is embodied, at times idealized, at other times fallen, between eternal grandeur and visible ruin.
Literary texts and iconographies present a plural Rome: a triumphant goddess, a nurturing mother, a grieving widow, a humiliated slave, or a body mutilated by time. The confrontation with the material remains of the ancient city generates discourses of reconstruction (recognitio), lamentation, or moral meditation, as seen in Petrarch, where the stroll through the ruins becomes an act of reading and reappropriating the past3. Rome is no longer merely a place but a presence that engages, speaks, or remains silent, with its ruins functioning as signs of a fragmented body4.
In art, for example, Rome is reimagined in the form of caprices by the brushes of Giovanni Paolo Panini and Marco Ricci. It becomes ambivalent, as suggested by the works of Francisco de Holanda: he depicts the echo of a past golden age in the form of Roma Victrix, as well as the image of the defeated, ruined Rome described by writers of the Trecento, such as Fazio degli Uberti in his work Il Dittamondo5.
This research axe also focuses on the linguistic and discursive constructions of Rome: bodily metaphors, plays on temporality, direct addresses to the city, and the layering of multiple Rome (pagan, Christian, earthly, celestial). Through these representations, Rome becomes a space for ideological projection, where ancient memory, Christian rewriting, and reflections on time, loss, and continuity intersect.
This second session welcomes papers addressing topics including:
- The cultural and political implications of the city’s representations.
- The impact of these representations on contemporary perceptions of Rome.
- The influence of the arts, architecture, and urbanism in shaping the city’s image.
This workshop will provide an opportunity to understand how the image of Rome, both monumental and fragmented, has evolved over the centuries and how these physical representations have influenced our contemporary perception of the Eternal City.
The workshop is open to doctoral students, postdoctoral researchers, and early-career researchers. Participants are invited to submit a contribution proposal of one page (Times New Roman, 12 pt), in French, Italian, or English.
Proposals must be sent by April 3, 2026, to the following address: priscilla.benke@unicaen.fr
Organising committee: Priscilla Benke, Orline Poulat, Sofia Vagnuzzi.
Scientific committee: Juan Carlos D’Amico, Philippe Fleury, Sophie Madeleine, Priscilla Benke, Orline Poulat, Sofia Vagnuzzi.
1 Pinon Pierre, Amprimoz François-Xavier. Les envois de Rome (1778-1968). Architecture et archéologie. Préface de Georges Vallet et Charles Pietri. Rome: École Française de Rome, 500 p. (Publications de l’École française de Rome, 110-1). Available online: https://www.persee.fr/doc/efr_0000-0000_1988_mon_110_1
2 Fleury Philippe, Madeleine Sophie. « Le “Plan de Rome” de Paul Bigot à l’Université de Caen et son double virtuel : de l’objet patrimonial à l’outil scientifique. » In Situ : Revue des patrimoines, 2011, Les patrimoines de l’enseignement supérieur, 17, [11 p.].
3 Petrarca Francesco, Lettere delle cose familiari, Giuseppe Fracassetti (ed.), Florence, Le Monnier, 1864, p.112-119 (Fam. VI, 2).
4 D’Amico Juan Carlos, « La personnification de Rome au XVIe siècle » in Le mythe de Rome en Europe : modèles et contre-modèles. Études réunies et présentées par J.C. D’Amico, A. Testino, P. Fleury and S. Madeleine, Caen, PUC, 2012, p. 107-128.
5 Degli Uberti Fazio, Il Dittamondo e le Rime, Giuseppe Corsi (ed.), vol. I, Bari, Laterza, 1952, p.34 (Book I, chap. XI, verses 31-48).
